Les retraités, première cible du budget de 2019

Le gouvernement commence à annoncer les mesures pour le budget de 2019. Si le pouvoir d’achat de certains va évoluer dans le bon sens, notamment pour les actifs, les retraités sont une nouvelle fois les grands perdants des prochaines réformes.

Une nouvelle contribution pour les retraités en faveur des actifs

Les objectifs du gouvernement son clairs. On y voit une volonté de relancer la consommation en positionnant les mesures sur le facteur travail et en direction des actifs. Mais pour y parvenir, les réformes, prochainement appliquées, impacteront les retraités. En effet, l’État souhaite financer ce projet sans accroître le déficit public, qui doit rester sous la barre des 3% du PIB. Pour cela, le portefeuille des retraités va être une nouvelle fois sollicité, après l’effort demandé sur la CSG l’année dernière.

Un dispositif d’heures supplémentaires exonérées de cotisation va être mis en place pour dynamiser le pouvoir d’achat des ménages actifs. Les entreprises seront encouragées à proposer de travailler plus à leurs salariés sans être redevable de cotisations patronales. Le gouvernement souhaite donner un coup de boost à l’activité globale des entreprises Françaises. Elles pourraient réaliser des économies en n’ayant plus la nécessité de recourir à des missions d’intérim coûteuses, mais d’inciter leurs salariés à effectuer des heures supplémentaires, financièrement avantageuses pour les parties.

Mais cette mesure, au coût de 2 milliards d’euros pour l’État, sera financée en partie par un nouvel effort des retraités. De ce fait, le gouvernement a annoncé pour 2019 la désindexation des pensions par rapport à l’inflation, qui était de 2,3% sur un an en juillet. La revalorisation ne sera que de 0,3% pour actionner la mise en place du dispositif des heures supplémentaires.

Une perte de plusieurs centaines d’euros par an

La colère des retraités peut s’avérer légitime au vu des efforts financiers demandés. En effet, la perte peut atteindre plusieurs centaines d’euros dans le budget annuel suivant les revenus. Par exemple, dans le cadre d’un couple de plus de 65 ans avec 1 500 euros par mois chacun, la CSG et la désindexation causeront une perte autour de 250 euros par an. Plus les revenus sont élevés et plus la perte est progressive. Ainsi, un couple ayant 3000 euros chacun se verra ponctionner d’environ 2 100 euros à l’année.

Enfin, avec la suppression de la taxe d’habitation pour 80% de la population d’ici 2020, le gouvernement entend étendre le pouvoir d’achat. Seulement, cette suppression par étape ne bénéficiera qu’aux retraités les plus modestes gagnant moins de 1 200 euros par mois. Après le gel des pensions entre 2013 et 2016 et ces énièmes efforts réclamés, les oppositions se forment pour dénoncer des mesures qui les condamnent à être des « vaches à lait ».

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Publié dans Blog Sénior.